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Retour sur la Semaine de la Ruralité - partie 1

Des étudiants en BTS GPN réinventent la visite guidée du patrimoine local

 

La deuxième édition de la Semaine de la Ruralité s'est tenue du 28 mars au 3 avril 2026. Nos étudiants de BTSA Gestion et Protection de la Nature font le bilan des animations proposées.

Dans le cadre de la Semaine de la Ruralité, un événement mettant à l’honneur les territoires ruraux, leurs richesses et les initiatives qui les font vivre, nous avons souhaité porter un regard nouveau sur le patrimoine local. Cette semaine thématique a pour objectif de rappeler que les espaces ruraux ne se résument pas uniquement à des paysages ou à des activités agricoles, mais qu’ils possèdent également une histoire, une identité culturelle et un patrimoine souvent méconnu. Notamment avec l’implication de certaines personnes, Henri Queuille principalement pour sa dévotion pour la commune et le département. La Semaine de la Ruralité cherche ainsi à sensibiliser le public à l’importance de préserver et de valoriser ces territoires qui constituent une part essentielle de notre identité.

Cette démarche fait directement écho à notre formation en BTS Gestion et Protection de la Nature au lycée Henri Queuille de Neuvic. En effet, cette formation ne se limite pas à l’étude des milieux naturels : elle nous apprend également à comprendre un territoire dans son ensemble, à prendre en compte son histoire, ses paysages, son patrimoine et les liens qui unissent les habitants à leur environnement.

Elle nous amène aussi à développer des compétences en animation, en sensibilisation du public et en valorisation du patrimoine local, des aspects essentiels dans les métiers liés à la gestion des territoires ruraux.
C’est donc dans cette continuité, et afin de mettre en pratique les enseignements de notre formation tout en participant pleinement à la dynamique de la Semaine de la Ruralité, que nous avons organisé le dimanche 29 mars 2026 une visite guidée originale du patrimoine neuvicois.

L’objectif de ce projet était double : d’une part, approfondir notre connaissance du territoire, et d’autre part, la partager de manière accessible, vivante et originale avec le public.

Arrivés récemment dans la région, nous avons constaté le manque d’offres gratuites et adaptées aux étudiants pour découvrir l’histoire locale. Plutôt que de nous en tenir à ce constat, nous avons choisi de prendre l’initiative en concevant notre propre parcours, volontairement différent des visites guidées traditionnelles.

Pendant plusieurs semaines, notre groupe s’est investi dans un important travail de recherche. Nous avons recueilli des informations auprès de structures locales telles que le musée de la Résistance ou le Pays d’art et d’histoire.

Souhaitant apporter une dimension humaine et authentique, nous avons également sollicité les habitants de Neuvic, afin de collecter leurs anecdotes et souvenirs. Ces échanges ont permis d’enrichir la visite avec des enregistrements audio — presque un par monument — offrant une immersion originale dans l’histoire locale.

Pour rendre le parcours plus vivant, nous avons ajouté une touche d’humour, notamment grâce à la participation d’un étudiant déguisé en vache, clin d’oeil à l’identité rurale du territoire.

La visite, qui a réuni une quinzaine de participants, a duré environ une heure et demie. Le parcours a débuté devant la mairie, où nous avons présenté le contexte historique de la commune. Le groupe s’est ensuite arrêté place Henri-Queuille, pour évoquer la figure de cet homme politique local. Le circuit s’est poursuivi par la tour des Cinq Pierres, la place Gambetta, puis le musée de la Résistance. Les visiteurs ont ensuite découvert le CPIE, l’église, le jardin public, ainsi que les œuvres de Prosinsky, avant de conclure la visite au lycée Marcel Barbanceys, avec un passage par les pavillons Queuille et Wilson.

À travers cette initiative, nous avons su mettre en valeur le patrimoine culturel et historique de Neuvic, tout en proposant une approche dynamique, ludique, accessible et innovante. 

Cette expérience fut enrichissante à la fois pour les organisateurs et pour les visiteurs, et pourrait bien inspirer d’autres projets du même type dans les années à venir.


Un article d'Antoine Blanloeil, Laure Bally, Lilian Couderc et Camille Delahaye